~~小さなお船があったとさ~~
22.9.09
仏蘭西でのプチ旅~♪
食いしん坊なあたしは巴里に2週間帰ってみることにしたわ。いろいろを楽しみにしてるけどさ。
今月のフィガロマダムに超美味そうなパリのケーキ屋が登場で、渡仏する前に是非ゲットしなきゃナー
逆カルチャーショックが確かに感じられるのはしょうがないね(汗)。Yosh、がんばるゾウ★ミ
飛行機内、イケ面のそばにお座りになりますように~笑!
13.3.09
Plus dur sera le retour... 帰国するなんて考えられないわ
Rappel non exhaustif des faits... En décembre dernier, j'oublie ma Thermos Deluxe dans un fast-food 100% japonais situé sous la gare JR d'Ueno près de l'entrée du marché d'Ameyoko (voir ci-dessous). Il faut savoir que la galanterie ne fait absolument pas partie des moeurs japonaises et cela n'est pas plus mal car la gente masculine n'en perd pas pour autant une certaine témérité et un évident pragmatisme. Ainsi, j'ai pu avoir le plaisir de constater que chez Tsuruya avec quatre euros, non seulement on se réchauffe et régale autour d'un bol de nouilles soba ornées de beignets tempura, mais qu'on en sort plus que repu en traversant satisfait l'immense carrefour de la gare tandis que le tenancier vous court après aux périls de sa vie.
Une autre fois, je perds la deuxième et dernière clef de mon vélo Marukin-chan garé illicitement devant Lawson tandis que j'arpentais le konbini tiraillée par une question de la plus haute importance: "Dorayaki? Non, mushipan. Et puis nan, dorayaki! Merde, elle est où cette sacrée clef déjà?!" Je file à la caisse:
-Je crois que j'ai perdu ma clef.
-Bien sûr, tenez.
-... Bien sûr. Comme ça en moins de temps qu'il ne me faut pour perdre ma clef, vous qui êtes débordé par des inventaires à répétition... vous avez les doigts aimantés, c'est ça?
Plus classique, j'attends mon train sur le quai de Shinjuku aux heures de pointe en écoutant en volume autiste pour la milliardème fois je ne sais quelle BO de Joe Hisaishi. J'arbore en même temps autour du cou mon Kiss Eos, oui je sais j'ai l'air fine. Le couvercle de l'objectif de mon cher APN a dû tomber à un moment donné, cela dit je ne souviens que d'une étincelle de galanterie de la part d'un monsieur suffisamment âgé pour que ses lombaires s'en souviennent aussi.
La dernière et bah, c'était ce soir ou plutôt lundi dernier. En bouinant chez moi, je réalise qu'il me manque une SD card, en moins de temps qu'il ne me faut pour pousser un "Oh, my God!" zylbersteinien, zou-- me voilà chez 7 eleven. Oui car j'ai beau être étourdie, Alzy attendra un peu quand même. Dans la capitale tokyoïte, tous les cents mètres, un konbini avec dedans photocopieur, imprimante photos, bouilloire, mini libraire, parfois même des toilettes, bref c'est quasiment habitable mais bon, évidemment de jour le paysage en pâtit aussi. Bref, lundi dernier j'ai évidemment laissé ma carte dans l'appareil une fois la manip terminée et trois jours plus tard elle m'attendait toujours bien au chaud soigneusement emballée non loin du chariot fumant à oden. Le comble c'est qu'en me la rendant le vendeur m'a prêté 100 yens pour que je vérifie qu'il s'agissait bien de la mienne en imprimant une photo car j'étais venue sans argent. Bien sûr dessus que des photos comprometantes genre pruniers en fleurs au jardin impérial. Trop la honte si un chikan me l'avait chouravé!
19.2.09
Nul n'est censé ignorer... ご存知のように・・・
...que je suis timbrée...
フランス語勉強中の方にちょっと慣用表現を教えてあげたいなぁと思いました☆être timbré(e)という話言葉のイディオムを直訳すると「切手がはってある」となりますが、比喩的には「頭が少し狂った」という意味し、自分性格づけるにはたまに使いませんけれども、今度は言葉遊びのきっかけとならないかと思いましたし。皆さん、是非使ってみてくださいネ!
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17.2.09
1.2.09
I'll be back!!☆きっと勝つ
Comprenne qui pourra! & à bientôt avec une autre formule
日記を読んでくださったみんな様へ、私はいろいろな計画を遂行中なので、これからブログをちょっと休憩させていただきたいと思いますが。がっかりしないで、アビャントだからネ。
9.1.09
A la Capitale de la Paix 平安京にて
Les voeux pour le Nouvel An se transmettent plutôt à l'écrit au Japon il me semble. Chacun reçoit sa pile de cartes de voeux (nengajô) le matin du 1er bardées de phrases à rallonge qu'on se voit mal en effet sortir à minuit un peu éméché par du délicieux umeshû (alcool de prunes). Pour les intimes, il existe tout de même une formule express: 明けおめ!(prononcée akéomé)
En écrivant ces quelques lignes, je me dis que vraiment le sevrage cybernétique à du bon mais que la reprise est d'autant plus dure que l'atmosphère de mon escapade en province tranche malheureusement avec certaines nouvelles du monde...
Ainsi j'ai décidé de consacrer mes prochains billets à la belle et discrète Kyôto anciennement baptisée Heian-kyô 平安京, la Capitale de la Paix.
21.12.08
Les shabadabada de Shibuya
A chaque fois que j'arrive à la gare de Shibuya, je m'arrête pour prendre une photo de cette vue depuis la sortie côté Hachikô car à chaque fois je la trouve changée.
D'ailleurs, il me semble que le temps passe d'autant plus vite pour ces building qu'en bas les carrefours le ralentissent.
Mercredi dernier il faisait un "iya na tenki" いやな天気 sur Tôkyô à savoir un temps de chien, et j'ai bien regretté d'avoir boudé mon parapluie/bouclier avant de partir.
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Fr♥m T♥ky♥ with L♥ve
Plutôt mourir que de passer au tout internet question correspondance. Heureusement ici il y a de quoi faire (papeterie à gogo, timbres kawaii à souhait) et les relations épistolaires subsistent malgré la variété de moyens cybernétiques.
Oublier d'envoyer un nengajou 年賀状 à un membre de sa famille ou à une de ses connaissances, c'est friser l'incident diplomatique.
Le must question carte de voeux étant le etegami 絵手紙, une carte réalisée soi-même, depuis quelque temps on trouve un peu partout en tête de gondole dans les magasins des logiciels ou des catalogues compilant des suggestions graphiques pour célébrer la nouvelle année sous le signe du taureau.
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shashin wo toraseteitadakemasen deshô ka?
"Auriez-vous l'aimabilité de me laisser prendre une photo?"... il n'est pas étonnant que cette expression d'un niveau de politesse assez élevé ait récemment fait son apparition dans les guides.
Ici comme chez nous d'ailleurs, prendre une photo où l'on veut/quand on veut ne va plus forcément de soi. De plus la vue gaijin ayant souvent un effet anxiogène, mieux vaut s'armer des mots justes.
J'aime photographier les stands des fat car ils sont totalement éphémères, aléatoires et en disent aussi long sur leurs propriétaires pourtant cela n'est pas toujours bien toléré. A boroichi, j'ai constaté globalement la même tendance mais j'ai aussi rencontré des gens très enthousiastes qui me disaient d'un ton familier: "Onêsan, dôzo goyukkuri", ce qui équivalait à une carte blanche pour mitrailler.
19.12.08
Boroichi・ボロ市(゚_゚ )( ゚_゚)(゚_゚ )( ゚o゚)
Cela faisait un certain temps que je voulais aller faire un tour du côté de Setagaya, un des plus grands arrondissements de Tôkyô, pour notamment aller me ballader sur Sazae Toori. En découvrant dimanche soir le post de Fascinant Japon sur boroichi, je me suis dit exit Sazae-chan demain lundi direction Kamimachi.
Lundi et mardi se tenait en effet un immense marché aux puces ou plutôt comme son nom l'indique "un marché aux guenilles", une braderie d'un genre un peu particulier car si on y faisait pas forcément des affaires, on pouvait y trouver vraiment tout et n'importe quoi. Cela dit pour les friands comme moi de kimono, chirimen, obi, furoshiki ou encore kokeshi il est certain que c'est l'endroit rêvé pour faire de belles trouvailles.
Mais j'y allais plus par pure curiosité, pour comparer avec nos brocantelles. J'ai été tout particulièrement surprise par le fait qu'il y régnait une si agréable ambiance qu'on aurait pu se croire à un matsuri estival, d'ailleurs les yatai étaient inévitablement au rendez-vous et avaient tous l'air plus succulents les uns les autres. Eh oui, ça change du trio croissant, jambon-beurre et frites des FAT françaises ;-)
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15.12.08
~Ah, Onsen ~気持ちいい~!
Lors de vos errances au Japon, si jamais il vous arrivait d'apercevoir au loin sur le toit d'un bâtiment cet hiragana ゆ prononcé "yu", il serait fort dommage de ne pas y entrer...
Derrière ce phonème se cache le caractère 湯 signifiant "eau chaude" faisant de suite penser aux sources thermales, les onsen 温泉, un endroit si agréable ("kimochi ii") qu'il devient vite une des raisons de vivre au Japon^^
Les Japonais ont tendance à croire que les Occidentaux éprouvent une certaine gêne ("hazukashii") à fréquenter ce genre de lieu à cause de la nudité partagée dans les bains. Personnellement je suis fan et la seule chose qui me gêne c'est de toujours frôler le malaise cardiaque à la sortie du sauna, cependant cela me donne un bon prétexte pour engloutir en plein hiver un kakigori au matcha juste après^^
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13.12.08
La tabatière japonaise
D'après ce que j'ai pu lire ici et là, la campagne contre le tabagisme commence à prendre la même tournure que chez nous en France. Le sol même est investi par cette radicalisation.
J'ai toujours considéré la "lutte antitabac" comme un symptôme de notre mal à penser actuel. Oui à un problème grave on préfère opter pour une solution abusive appelant à certains extremismes finissant pour de bon de dénaturer le tabac. Et quand je vois les pubs qui subsistent encore ici, je ne peux m'empêcher d'éprouver une certaine nostalgie, bien que je ne sois ni fumeuse ni une publicitaire dans l'âme.
J'ai l'impression que le rapport au tabac est différent ici, déjà il est nettement moins cher, plus accessible via des distributeurs dans la rue, et puis les Japonais volontiers plus vieux jeu que nous ne semblent pas près de laisser tomber toute l'imagerie autour du plaisir de fumer.
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9.12.08
Le Japon raconté par ses bouches d'égout 和風マンホールの蓋
Cette plaisante transition pourrait me faire croire contaminée par l'humour scatologiquement japonais, il n'en est rien puisque je pratiquais déjà cet humour auparavant.
Ici chaque région, chaque ville, que dis-je, chaque quartier possède ses propres plaques d'égout illustrées d'une de ces caractéristiques, ou alors d'un symbole japonisant ou encore d'un message écologique transmis de manière rigolotte: de vrais regards de chaussée quoi! Et je ne suis pas la seule à l'émerveiller de ces plaques d'égout peu dégoûtantes.
Les rues n'étant pas minées ici(d'ailleurs je vous dis pas le traumatisme piétonnier que ça va être le retour à Krotland), que l'on soit à pied ou à vélo, on perd vite l'habitude de regarder par terre et ces miniatures du macadam appelant le gaijin à plus d'humilité lui permettent aussi d'éviter d'écraser une paire de chihuhuas au passage.
8.12.08
Comme il vous plaira イティングスタイルズ
En feuilletant quelques mag français, j'ai pu me rendre compte que l' o-bentô était bel et bien à la mode dans ma chère métropole. L'o-bentô dira-t-on constitue presque un art populaire ici, on en trouve des tout prêts dans les konbini et aussi chez "Origin Bentô", une chaîne de fast-bentô présente dans tout bled digne de ce nom, dans le hall des gares (miam miam le ekiben). Mais le véritable bentô c'est celui que prépare avec dévotion et invention à l'aube la maman pour son enfant qui part à l'école.
Malgré l'effondrement de l'euro face au yen, se restaurer à l'extérieur vaut largement le coût, cela renvoit au style alimentaire du gaishoku 外食 (composé pas très sorcier signifiant extérieur/manger, "eating out" quoi). Et où que l'on se trouve, on a toujours l'embarras du choix. D'ailleurs j'ai pu déguster récemment un excellent plat de sashimi chez Totoya 元 basé à Yokohama.
Est apparu récemment une nouvelle tendance alimentaire: le nakashoku 中食, à savoir consommer chez soi quelque chose acheter tout prêt à l'extérieur, une barquette type 助六 (sukeroku, un clin d'oeil à un personnage d'une pièce de kabuki, je reviendrai dessus car c'est un de mes plats favoris) par exemple. Eh oui, les Japonais découvrent "ze" take out, mais pas tout à fait car en général on se donne la peine de mettre la table, d'ajouter quelques condiments de légumes, un bol de soupe miso...
...histoire de donner l'illusion qu'il s'agit d'un naishoku 内食, un repas fait maison et consommé dans son logis(内 "uchi"). Cela se traduit chez moi par la cuisine du fin fond du placard quand j'ai la flegme de sortir braver le froid à vélo et pis quand j'ai plus un radis aussi. C'est simple: vous avez des soba (nouilles de sarrasin), vous avez un oeuf, un fond de dashi et bah vous faîtes bouillir tout ça et vous mettez du furikake dessus!
Au passage, l'apparition de ses expressions révèle clairement à quel point le concept du uchi/soto 内・外 (soi/non soi, in/out...) prévaut dans beaucoup de situations de la vie quotidienne (bah oui faut aussi nourrir l'esprit 笑), yummy
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Faut qu'j'déménage ブログを引越ししなくっちゃよ!
Eh oui Blogger commence un peu à me brouter et surtout la taille maximale ridicule qu'il me propose m'arrange en rien mes photos souvent déjà pas jobardes jobardes.
Mais un déménagement ça se prévoit (d'où ce post) pis ça prend du temps aussi^^ Avec le rush de Noël qui approche et mes mille trucs de fin d'année à boucler, l'inauguration du nouveau site (comment je me la pète) se fera probablement quand nous serons déjà rentrés dans l'année taureau.
La rentrée scolaire s'effectuant en avril au Japon, décembre est un peu synomyme de dernière ligne droite avant la période des concours (entrée en université 入学試験)et des examens (comme le kanken 漢検). D'ailleurs des fois je me demande si ça ne sabote un peu les fêtes de pas mal de foyers^^ De toute façon les fêtes de fin d'année que sont Noël et le Jour de l'An sont célébrées d'une manière tout à fait différente de chez nous. Mais j'aurai sûrement l'occasion d'en dire quelques mots.
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7.12.08
Kichijôji, what else? さすが吉祥寺!
J'ai récemment compris pourquoi j'aimais me rendre à Kichijôji. Hormis le fait que j'y ai (enfin) trouvé un bottier à mon pied (euh enfin une filiale d'uniqlo visiblement tournée vers l'international), cette ville, pourtant loin d'être de coeur de Tôkyô, me rappelle à maints égards le quartier des Halles de Paris. En effet en sortant de la gare on peut s'engouffer dans un marché couvert regroupant un dédale de magasins en tout genre...
... dont l'homologue japonais de mon vénéré Naturalia de la rue Montorgueil. Malheureusement j'ai complètement zappé l'église Saint Eustache locale à savoir le temple Gessô(ji) car j'étais obnubilée par la visite de la Droguerie décuplée en huit étages non loin, rue du Jour, dénommée Yusawaza.
Pour ne pas réduire l'endroit à un simple clin d'oeil culture pub, j'ai envie d'ajouter que tout comme les Halles la ville présente une certaine nonchalance tendance bohème (voire contre-culture comme j'ai pu lire ici et là)... assurée notamment par trois gratouilleurs devant la gare (oh la vilaine!). Ah oui j'oubliais aussi d'ajouter que par ailleurs c'est la Mecque de la nippe cheap!
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5.12.08
Vive ma Bib'! 府中中央図書館万歳!
Mon plaisir hebdomadaire enfant, c'était de me rendre avec ma maman à la bibliothèque municipale et qu'elle me sélectionne des livres. Oui j'étais à l'époque déjà feignante, mais cette fréquentation assidue m'a vraiment donné le goût des livres, parfois au dépend de leur lecture j'avoue^^. Je l'ai déjà dit, le Japon c'est le Paradis des livres même pour les fauchés comme moi.
Pourquoi? Car les bibliothèques municipales centrales proposent en général un fonds ahurissant, leurs jours de fermetures sont rares, elles ouvrent jusqu'à 22h en semaine, possibilité d'emprunter jusqu'à dix livres, à l'entrée dans le recycle corner on vous donne même des livres gratis (peut-être des rebuts aux yeux des autochtones, mais voilà comment déniche des livres de bentô et d'origami bien intéressants pour le gaijin lambda japonophile) sans oublier la brasserie en bow-window proposant d'appétissants oyatsu (goûter)... Ah, bref on pourrait quasiment y vivre.
Je scotche toujours sur la quantité de magazines proposés, bon évidemment des fois c'est un peu la guéguerre pour arriver à se procurer le mag désiré car, et c'est tant mieux, l'endroit est très prisé.
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3.12.08
J'♥ mon bled 深夜の僻地
J'adore rôder à vélo en revenant du coeur de la noctambule métropolis et particulièrement zizaguer à volonté dans les ruelles de mon quartier alors somnolant. L'atmosphère qui y règne est tellement identique à celle que j'avais pu imaginer auparavant que je ne me lasse pas de déambuler à pas d'heure. Bien sûr j'apprécie cette fantaisie d'autant plus que je fais complètement abstration du discours sécuritaire ambiant. J'entends souvent dire que "Ah le Japon ça n'est plus ce que c'était question ordre public, maintenant y a pleins de types louches qui rôdent la nuit", pourtant personne n'irait remet en compte la dangeurosité de la proximité des passages à niveau (fumikiri 踏み切り)avec le macadam du commun des mortels, alors pourquoi me ferais-je du mouron?
A Paris j'ai pris une fâcheuse habitude houellebecquienne, à savoir faire la fermeture de mon Monop'. On rigole mais d'un point de vue sociologique ça peut se révéler très émouvant. Ici l'équivalent de mon Monop' c'est un concept store insomniaque d'origine américaine: le konbini. Seven Eleven (prononcé "sébun") n'est pas le plus compétitif (enfin tout est relatif) mais il présente un petit côté vintage non négligeable, par contre sa bande sonore crétinissime jure. Malgré la forte implantation de ces chaînes de magasins, subsistent encore ça et là quelques "véritables" commerces de proximité. Les marchands de primeur (yaoya-san 八百屋さん "le marchand aux 800 choses")proposent en général des stands impeccables et resplendissants de couleurs à cette époque de l'année par la présence des kaki, mikan,... ça frise un peu la maniaquerie parfois mais pour une raison que j'ignore j'ai toujours droit à du rab et puis ça change des bananes tigrées avec moucherons inclus à bientôt quatre euros le kilo^^ ("Les Français ne changent pas. Des rêveurs et des râleurs")
Des fois aussi je m'arrête pour écouter quelques instants aux portes des petits bouibouis où je n'oserai jamais rentrer seule. Bien que je ne comprenne pas toujours tout du discours des habitués légèrement éméchés, les voix et les intonations sont truculentes et les brèves de comptoir sont... "Japanese only".
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30.11.08
Petit tour par Ameyoko⇒アメ横でのちょっと外出⇒
"Hé, toi Ondine qui aime faire des affaires, tu devrais aller faire un tour à Ameyoko" (いい売買)
"Mais je n'ai plus un sou" (一文無しだよ!)
"C'est pas grave, tu trouveras forcément quelque chose!"
Quand on m'a parlé de ce lieu, j'ai aussitôt imaginé une sorte d'immense marché aux bonbons avec de belles pancartes rose... bonbon (ame prononcé "amé" signifiant "pluie" 雨 mais avec une autre accentuation "bonbon" 飴). Après un petit tour du côté de chez mon ami Google, j'apprends que ce marché longeant la ligne ferroviaire Yamanote (Le kanji 横 yoko signifie entre autre "côté", "étendre") proposait en effet au temps jadis moult sucreries mais était aussi réputé pour la présence de produits issus d'importations AMEricaines à l'époque du marché noir.
Force est de constater qu'aujourd'hui certes les prix proposés restent compétitifs mais le marché semble avoir conservé son petit côté noir et j'ai trouvé que beaucoup de marchands avaient triste mine. Cela dit je ne regrette pour rien au monde cette petite escapade qui m'a permis de découvrir le quartier d'Ueno qui m'était jusqu'ici inconnu bien qu'apparemment je n'en suis pas une là-bas (ok désolée pour mon narcissisme mercantil). D'ailleurs l'étang Shinobazu du parc d'Ueno m'a paru flamboyant comparé aux sombres ruelles bordant la gare d'Ueno. De toute façon, je ne risquais pas grand chose car à deux pas d'Ueno se trouve mon quartier chouchou: Asakusa.
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29.11.08
Patience&Passion
... deux mots clefs pour s'assurer de réussir tout ce que l'on entreprend. Et ce n'est pas le Japon qui dira le contraire: endurance, patience et self-control étant notamment trois qualités cultivées dans l'art du "Gaman" 我慢...
..."Gaman shinasai" (Soyez patiente), voilà ce qu'on pourrait me dire ici en voyant mes photos chkreugneugneu de Roppongi et Shibuya by night. Quand je fais l'acquisition d'un nouvel APN, son manuel devient automatiquement le livre de chevet... que je n'ouvre jamais par fainéantise mais aussi impatience.
Mais il va falloir que tout cela change et je réussisse finalement à me poser pour consulter et potasser toutes les instructions pour la photo de nuit par exemple car les "illuminations" クリスマスイルミネーション si chères au Noël japonais commencent à pulluler, d'ailleurs les rennes sont déjà dans les starting block et ce serait bien dommage de ne pas immortaliser tout ça★
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26.11.08
Quelques vues du Mont Takao 高尾山数景
Chaque visiteur s'apprêtant à gravir le Mont Takao part avec ses propres attentes et redescend avec ses impressions, souvenirs en devenir, tout aussi propres à lui-même. Il redescend aussi nécessairement changé car vivifié, qu'il ait choisi la voie expéditive du téléphérique exhorbitant ou la voie de eh bah... à la roots quoi!
Oui, je fais ma maligne maintenant que je suis rescapée du Mont Takao mais au départ mes intentions étaient bien peu nobles: aller là où tout le monde va et dépenser mes wagashi emmagasinés depuis mon arrivée ici (eh oui 5h de marche me semblait être la meilleure solution pour faire le point sur mon IMC^^). En fait, je ne m'attendais à rien de précis, ce qui reste la meilleure attitude pour se laisser surprendre.
C'est surtout à l'approche de la cime, alors légèrement oppressée par le froid mais aussi le silence, que j'ai ressenti un certain choc esthétique en découvrant les lieux. J'ai vraiment eu l'impression de percevoir pour la première fois une composante essentielle du wafû 和風, ce qui part essence est japonais, et subitement tout ce que j'avais pu imaginer auparavant à son sujet devint glacis.
25.11.08
Oui au visa gastronomique!
De passage à Tachikawa le week-end dernier, j'ai décidé d'y faire une halte pour m'offrir une collation. Les gares au Japon contrairement à chez nous n'ont pas besoin d'être importantes pour y trouver quelque chose de décent à se mettre sous la dent. Toute ekimae (alentours de la gare: 駅前) digne de ce nom se doit de proposer à lire, à manger, de quoi s'habiller pour pas cher. Evidemment cela est lié à des rythmes de vie et de travail bien différent au Japon.
Cette fois-ci, j'ai vraiment été surprise par la densité des services de bouche près de la gare, peut-être une gare de transit majeure par la présence de l'élégant monorail, car où que j'aille j'étais comme cernée. Il faut dire que la gare cumule les depâtô ou grands magasins avec Isetan, Lumine et Takashimaya espacés de deux sauts de puces.
Peu d'étrangers ne se plaignent de leur nouveau régime alimentaire japonais, en effet tout est bon (!!), le washoku 和食(cuisine japonaise) comme le yôshoku 洋食(cuisine occidentale revisitée). Quant aux Japonais, même si cela ne se voit pas pour la plupart, ils cultivent tous plus ou moins une gourmandise inavouée. Ah... si je m'écoutais je ne ferais que des post culinaires, cependant cela serait un peu réducteur vis-à-vis de la nature de mon visa de séjour. 我慢しますぅ!
Ci-dessus: Takoyaki et Taiyaki à emporter; Parfait au Matcha
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24.11.08
NHK+Harajuku
Cette après-midi j'avais un entretien à la NHK sur les hauteurs de Shibuya. La volonté pédagogique de transparence des chaînes de télévisions japonaises fait qu'il est possible d'en faire une visite assez exhaustive tout au long de l'année pour une modite somme. J'avais ainsi prévu après d'aller au NHK Studio Park où sont visibles plateau du JT, studio d'enregistrement des drama , archives etc.
Par excès de naïveté ou d'optimisme, j'ai zappé le fait que où que l'on aille au Japon -et surtout le week-end- si soupçon de loisir il y a, interminable file d'attente aussi. Bref ce sera pour une prochaine fois. Les choses étant bien faites parfois j'ai croisé en chemin pour Harajuku des free-huggers pour me consoler...
Je n'étais pas retournée à Harajuku depuis mon premier voyage au Japon il y a sept ans, rien n'a véritablement changé il me semble, l'énergie est toujours la même, les centres d'intérêts aussi: des fringues, des fringues et des crêpes pour princesses. Seulement une petite pensée pour la boutique de Snoopy qui n'est plus(TwT。)
23.11.08
A l'école du monde... 白糸台小学校にて・・・
Récemment le service des échanges de ma fac m'a proposé d'intervenir dans une école primaire publique près du campus. A la recherche perpétuelle d'un prétexte pour retomber en enfance, j'ai de suite accepté cette mission s'intégrant dans un programme visant à sensibiliser les écoliers japonais à différentes cultures et langues, bref à l'"International" (国際理解教育の授業プログラム). J'avais préparé tout un tas de documents mais j'ai été agréablement surprise de trouver avant tout des élèves peu farouches, bavards, curieux de tout et débordant de questions.
L'imagerie scolaire japonaise a pas mal marqué les esprits de ma génération, nourris les mercredis après-midi et samedis matin par les importations audiovisuelles animées du Pays du Soleil levant (enfin pour ceux qui étaient dispensés par leurs parents d'embargo télévisuel): les uniformes de marin (制服), les douces horloges à carillon, les portes de classes coulissantes, les bentô le midi, jankenpon, jankenpon... bref on a tous voulu une fois au moins se glisser dans la peau d'un écolier japonais. Mission accomplie<3
Cependant il ne faut pas oublier que si en primaire il fait bon vivre, l'entrée au collège peut paraître assez brutale avec notamment une accélération du rythme de travail. J'imaginais les élèves en 6ème année (dernier année de primaire)avec qui j'allais m'entretenir plutôt anxieux comme certains élèves de CM2 à l'approche de l'entrée en 6ème chez nous, ainsi j'ai été surprise de découvrir des élèves assez épanouis et très dynamiques (la place accordée à l'activité physique ici est très importante). Un rapide sondage m'a permis en outre de constater que la majorité aime beaucoup l'école (楽しい) et ... pense qu' Ondine sensei (lol) a un grand nez (lol-bis)...
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21.11.08
Gaigosai 第86回外語祭~♪
La fête de ma fac d'accueil, l'université des langues étrangères de Tôkyô, est assez réputée et j'en entends parler depuis mon arrivée. Il faut dire que cet évènement fonctionne essentiellement sur le volontariat des étudiants de première année (一年生ichinensei). Hormis le renforcement de la cohésion étudiante en début de deuxième semestre (la rentrée s'effectue au mois d'avril), cette réunion permet de récolter des fonds au profit des clubs sportifs et culturels (サークル)de l'établissement via de la vente à emporter (yatai 屋台), des représentations théatrâles, des concerts...
Bien entendu quiconque est le bienvenue, les habitants du coin comme les homologues fréquentant d'autres uni mais aussi les kôhai en cycle inférieur qui viennent tester la température du campus voire se motiver pour passer le concours d'entrée. D'ailleurs l'architecture de l'endroit tel un forum invite clairement à cette circulation aléatoire.
Le stand des francisants tout frais se devait d'être le plus kawaii of course mais leur crêpes cartonneuses et leurs "oignons au gratin" me semblant un peu douteux j'ai plutôt craqué pour les scones chocolatés du stand "Humpty Dumpty" des anglicistes. Addicted to scones or not, TITQ! Dans la série GNI (gaijin non indentifiée), c'est le stand mucho Almodovar des étudiants de turc qui m'a réservé le meilleur accueil... étonnant, non?
20.11.08
Préceptes d'Automne
En novembre, personne n'échappe au 紅葉狩り(Momijigari), mot-à-mot la "chasse aux feuilles rougeoyantes", puisque cette coutume consiste tout simplement à apprécier la beauté des feuilles d'automne, leur caducité tout comme leur chromatisme de l'ocre au pourpre. Bien sûr, en France aussi cette coutume existe sauf qu'elle est inconsciente.
Le must du mois de novembre c'est de cheminer à la queue leu leu le Mont Takao , une activité faisant écho au précepte selon lequel l'automne est une saison propice pour faire du sport スポーツの秋(Supôtsu no Aki)...
Pour les allergiques au sport comme moi, on propose aussi deux autres alternatives loin d'être antinomiques. Tout d'abord 読書の秋(Dokusho no Aki)un bien beau slogan qu'on pourrait traduire par "L'automne, LA saison pour lire". J'arborderai sûrement un autre jour ce thème mais le Japon étant un grand lecteur, il regorge de librairies débordantes de livres sur tout ce qu'il possible d'imaginer. Oui, mieux vaut prévoir un peu de temps devant soit avant de rentrer dans une librairie japonaise car on ne sait jamais au bout de combien de temps on en ressort.
On entend aussi 食欲の秋(Shokuyoku no Aki): l'automne ouvre l'appétit (et oui il a bon dos) car pour beaucoup de Japonais cette saison marque l'apothéose de leur cuisine (ma balance le confirme). Tout est délicieux (美味しい oishii) et réjouissant à la fois: kaki, nashi, kuri, kabocha... Nostalgie à venir...
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3.11.08
L'Institut Franco-Japonais de Tôkyô 東京日仏学院
J'avais été d'ailleurs légèrement déçue par ma visite de l'Institut de Yokohama qui se réduit à deux malheureux étages dans un building des plus banals, j'ai été immédiatement ravie en entrant dans l'enceinte de la maison mère...
Quoique l'on en dise l'expatriation ne va pas sans une perte de repères et refuges que l'on se doit de retrouver voire de recréer. Comme j'aimais me rendre à la Maison de la Culture du Japon à Paris lorsque j'avais envie d'un peu de dépaysement, j'apprécierai a contrario venir divaguer un peu ici quand j'aurais le mal du pays (1 mois déjà)...
Oui quand j'y pense j'ai même l'impression d'avoir gagné au change cette fois-ci tellement cet endroit m'a paru bien reconstituer plusieurs facettes de la culture française malgré une certaine contrainte spaciale: librairie déco bobo, biblio façon intello, buvette en soif de franchouillardise...
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26.10.08
Rien ne va plus Σ(゚口゚; !!
Du coup samedi soir il régnait une ambiance assez joviale dans l'ensemble de la ville et les izakaya ne désemplissaient pas. Quand on y pense, aujourd'hui ça manque drôlement en France ce genre établissements exutoires...
Sans transition, j'apprécie aussi beaucoup Yokohama car dans chaque arcade commerçante semble se jouer mon intégration prénom-ique... cela dit dommage que les pointures ne suivent pas...
Oui, vous l'aurez compris, ce week-end je ne me suis pas laissée abattre. Un instant, j'ai succombé aux petites douceurs de chez Ginza Cozy Corner en pensant que tout cela n'était peut-être tout simplement qu'une immense farce...
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22.10.08
Kawagoe Matsuri 川越祭り
Les matsuri, fêtes populaires japonaises, pupullent ici et là l'été où la bigarrure des yukata procure une réjouissance visuelle vraiment inoubliable. Ainsi l'automne sonne un peu le glas de ces festivités publiques, ne serait-ce que par la rareté des kimonos, des happi...
Je trouve qu'obtenir des clichés à peu près corrects de ce genre d'évènement est assez laborieux car tout d'abord il ne faut pas oublier que le premier objectif c'est de se retrouver entre amis afin de déguster... hum disons plutôt se remplir la panse de spécialités culinaires tout en tentant vaguement de suivre les chars paradant avec grand peine dans les différents quartiers de la ville. Ainsi soit on a les mains prises par une barquette de takoyaki soit on vient de s'avaler une rangée de dango et on a les mains trop poisseuses pour daigner dégainer son EOS vénéré au moment propice...
Bien que le clocher en bois de la ville de Kawagoe, surnommée Petite Edo ou Koedo (小江戸) d'après l'ancien nom de Tôkyô, ne soit plus fonctionnel, il reste le site touristique majeur de la ville car incarne un subtil compromis entre l'avant et l'après Meiji. Les toitures massives typiques d'Edo (style kurazukuri) des échoppes le long des arcades marchandes constituent aussi des curiosités architecturales agréablement dépaysantes...
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16.10.08
Japanese Delight (^ー^☆♪
La cuisine japonaise est régie selon un concept simple, le "Ichiju-Sansai" (一汁三菜)fixant la structure d'un repas à une soupe et trois entrées (typiquement un plat cru, grillé ou frit et cuit à l'étuvé). Même un non-initié peut être amené sans le vouloir à s'alimenter de la sorte car les supermarchés présentent d'amples stands où l'on retrouve une grande partie des spécialités culinaires japonaises à un très bon rapport qualité prix (surtout en fin de soirée où les plats restants se retrouvent largement bradés). Et je ne me risquerais jamais à cuisiner chez moi des tempura par exemple. Ces beignets très digestes dont la recette fut transmise par les missionnaires Portugais au 16ème siècle, exigent une pâte très fine ainsi qu'une friture assez délicates à obtenir.
La cuisine comme beaucoup d'autres choses au Japon est rythmée par le passage des quatres saisons (Shikioriori 四季折々), là encore un concept clef pour saisir le déroulement de la "vie à la japonaise"... et la garnitures des boulettes de riz "Onigiri", "ze" véritables sandwiches japonais, n'échappent pas à cette loi...
Par soucis de transparence, il est possible de suivre l'élaboration de tous ces plats préparés depuis la vitre derrière eux et éventuellement de passer commande de plats manquants.
15.10.08
Ballade le long de Tama-gawa 多摩川散歩
La rivière Tama brièvement aperçue à mon arrivée m'a tout de suite fait penser à ce genre de casting. Traversant la métropole de Tôkyô sur plus de 130 kilomètres, elle sert de frontière naturelle entre Tôkyô et la préfecture de Kanagawa.
Les berges artificielles accessibles aux piétons comme aux cyclistes constituent un véritable parcours santé où se croisent toutes les générations: Papy fait son jogging portable en main , un lycéen zizague en vélo tout en lisant un manga, les voisines promènent leur choupettes respectives... oui, il ne manque plus qu'une gaijin pour mettre son grain de sel...
La présence de tentes de sans-abris sous les ponts jalonnant ce parcours m'ont suggéré un parallèle avec les berges de la Seine. Dorénavant j'aimerais, autant que possible, dans mes déplacements avoir à passer par ce chemin de vie.
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laissés-pour-compte
Peut-être est-ce parce qu’une de leur ultime fonction consiste à incarner la contradiction d’un Japon hypertechnologique à tout moment, en tout lieu…
Le Japon semblant peu se soucier de ces vieilleries architecturales (volontiers qualifiées de « boroboro » une onomatopée décrivant ce qui est usé, ne tient plus bien droit, cahote), il n’hésite pas à les détruire pour faire place au neuf, ouvrir un énième konbini par exemple…
Une telle attitude peut nous paraître choquante (quoique), mais ce fatalisme provient aussi d’un sentiment de sursis, l’Impermanence, très fort au Japon, ne serait-ce que par sa malheureuse situation géographique. La Cathédrale Sainte-Marie dans le quartier de Sekiguchi, siège de l'archidiocèse de Tōkyō, construite en bois à la fin du 19ème siècle dans un style gothique fût détruite dans un incendie pendant la deuxième guerre mondiale puis renaquit en 1964 en béton armé…
13.10.08
Shinjuku <--> Ikebukuro
Bien que largement fourni en loisirs en tout genre (shopping à gogo, salle de pachinko en veux-tu en voilà, ciné), l'arrondissement de Shinjuku reste un peu "froid" et me rappelle à plusieurs égards le quartier de la Défense. Bon évidemment, déformation professionnelle oblige, je ne peux m'empêcher de trouver un équivalent parisien même si la superficie de Shinjuku dix fois supérieure à celle de la Défense laisse un peu rêveur...
Depuis 1966, le deuxième lundi du mois d'Octobre est férié, c'est le "Taiiku no Hi" soit "La Fête du Sport", une célébration surtout suivie dans le primaire et secondaire où sont organisées pas mal de compét'. Alors aujourd'hui on dira que ma petite contribution aura consisté à marcher une bonne partie de l'après-midi vers le nord de Tôkyô en faisant une première halte à Takadanobaba ou "Baba" pour les intimes, un quartier estudiantin bien sympa regorgeant de libraires et d'izakaya, proximité de l'université de Waseda et du Gakushûin oblige...
Toujours tout droit, deux heures plus tard et après avoir traversé plusieurs pâtés de maison présentant une forte densité de teckels nains, vous êtes censés arriver à Ikebukuro, un quartier débraillé et very clinquant mais clairement vivant voire un peu trop en cas de jetlag persistant (時差ボケ).
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12.10.08
A little bit of Nakano
Ainsi à moitié réveillée, je me suis gentillement dirigée vers Nakano à vélo pour aller consulter quelques ouvrages à la bibliothèque centrale où je suis lamentablement tombée dans les bras de Morphée, faut dire quelle idée de les aménager si confortablement. Du coup en sortant en fin d'après-midi, j'ai été attirée par les lumières du petit matsuri se déroulant devant la gare (ekimae) et face au Nakano Sun Plaza (salle de concert, hôtel, bowling) où l'on pouvait déguster comme tout matsuri digne de ce nom des takoyaki, des bananes chocolatées, des yakisoba,... bref suffisamment de quoi faire ouvrir l'appétit du badaud curieux.
A la recherche d'un kaiten-sushi convivial, je me suis engouffrée dans la principale arcade commerçante du coin Nakano Broadway qui se révèle être un véritable répère à Otaku par la présence de Mandrake, un magasin vendant sur plusieurs étages manga, figurines et autres goodies d'occasion, mais aussi d'inalciens (?)...
J'ai choisi le restaurant où il y avait le plus la queue car par expérience, pour peu qu'on ait un peu de temps devant soit, c'est la meilleure manière de ne pas être déçu dans ce genre d'endroit un peu attrape-touriste.
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10.10.08
Yôkai es-tu là?
J'imagine mal comment cette fête pourrait sérieusement prendre racine ici passée la Potter Mania... car le Japon possède déjà tout un imaginaire autour de la hantise et notamment un bestiaire de "fantômes", les yôkai, dont l'influence fut réduite lors de l'électrification du pays mais qui demeurent encore très présent dans les esprits.
Le mangaka Shigeru Mizuki alias Docteur Yôkai (l'auteur de ma bannière au passage) a consacré une partie de sa carrière à revisiter avec brio cette imagerie, comme par exemple dans son célèbre "Ge-ge-ge no Kitarô" (ゲゲゲの鬼太郎) racontant l'enfance d'un chasseur de yôkai que j'ai surpris en train de trôner au coin d'une rue commerçante (shôtengai):
Cela me fait penser à une citation de Maître Mizuki que j'avais eue à traduire:"Les fantômes existent-ils ? Le temps passant, je décidai pour toujours que les fantômes étaient avant tout une sensation. Certes la question des fantômes est liée au sentiment d’existence, mais extrêmement peu de personnes n’en ont vu clairement la forme. Cependant, on ne peut pas dire qu’ils n’existent pas. Regardez bien autour de vous, on ne sait jamais."
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Life goes on...
... et de vous rassurer: oui, j'ai souscrit à une assurance tout risque, raptriement etc & oui, on a le droit de rouler dans n'importe quel sens et sur les trottoirs, bref le vélo est ROI ici (mais cela n'empêche pas de se gauffrer).
Aujourd'hui j'ai découvert que le centre de livraison de la société Kuroneko était pas loin d'où j'habite et ça dépanne bien ^^ parce que je sens que les livreurs vont galérer pr livrer chez moi dc j'irai directement chercher mes colis là-bas. J'ai croisé en chemin une adorable Obâchan (Mamie) vendant pour trois fois rien les aubergines, poivrons et autres légumes de son potager. Fournisseuse idéale pour Frenchy en mal de ratatouille (je n'ai pas encore atteint ce stade je vous rassure)
J'ai constaté qu'il ne servait à rien de se ruiner et se casser le tronc à cuisiner quoique ce soit de vaguement français, surtout question pâtisserie.
Et j'ai été éjectée d'un workshop de ma fac pour 3 minutes de retard... hum on ne se refait pas mais quand même pour trois toutes petites minutes... アンフェア!
8.10.08
Bienvenue au Club!
Après bientôt une semaine à jouer les Indy Jones dans les méandres des rues japonaises sans noms, je me suis finalement résignée à investir dans une bicyclette. Ici Mappuru ou pas en main, on finit toujours pas se perdre et quand on est têtu comme un bélier cela peut engendrer de sacrés détours. D'ailleurs il n'est pas rare de croiser dans certains endroits plus de cyclistes que de piétons, ces derniers étant réduits à jongler entre les voitures et les vélos fou fou fou déboulant de partout (au moins je ne risquerai pas trop de me faire remarquer avec ma conduite de chauffarde mais bon mes jours ne sont pas moins comptés pour autant... lol). Et puis je me suis dit que rouler à vélo pouvait (pourquoi pas) constituer un élément non négligeable vers une meilleure intégration. Petite question technique: comment le gaijin se débrouille pour trouver au Japon un bicycle pas cher quand il est pressé (donc pas le temps de cribler les petites annonces)? Je n'ai pas trouvé mieux qu' Ito Yokado.Cela dit j'espère toujours continuer à me perdre, ne serait-ce que pour continuer à découvrir de nouvelles curiosités dans le paysage urbain japonais et passer pour une hurluberlu ici à prendre des photos de tout et n'importe quoi.
Signé la Bûcheronnette
L'Empire des Sens
Vous qui venez de cliquer pour ce titre racoleur risquez d'être quelque peu déçus par la note suivante... L'odeur des choses est la première chose qui m'a frappé à mon retour. Evidemment, je n'oublie pas que j'étais sans appareil photo (because batterie prise en otage par F***ing BA pr ceux qui suivent; bye-bye petit reportage from Tanzawa 泣) et que chose plus inquiétante, ma myopie regagne du terrain de jour en jour à une vitesse assez flippante (ça c'était la anxiogenic touch à ce petit billet). Bref pour reformuler avec glamour, sans mon troisième œil et avec ma vision de vieille taupe, il ne me reste plus que mes narines. D'ailleurs cela me fait penser qu'on me dit souvent ici pour plaisanter que j'ai "un grand nez" (鼻が高い), une locution signifiant au figuré "être fier, arrogant". Ne sachant toujours pas comme je dois prendre cela, on va dire autour de mon nez se cache un vague cliché vis-à-vis des grenouillovores.
Peut-être est-ce dû à une légère tendance au désintérêt pour mon pays natal mais à part l'odeur matinale des fournées de pains et des poulets du charcutier rôtissant à souhait dans la rue, la senteur aigre du tabac chez le buraliste, l’étalage estival de purin, je peine à trouver d’autres souvenirs olfactifs. L’humidité faisant ici fuser toute odeur contraste avec la sécheresse de la France et elle seule peut vous renseigner sur la présence réconfortante d’un oden-ya au fond d’une ruelle d’apparence sombre et sinistre. Invitée l’autre soir à dîner chez des amis, une odeur est venue le surprendre tandis que nous parlions de choses et d’autres dans le salon : les tatamis dans la washitsu, la « pièce japonaise » servant de deuxième salon dans un habitat japonais complet et séparé des autres pièces par des portes coulissantes (shôji). Ainsi par un savant jeu d’associations, à cette unique fragrance, j’ai vu défilé en un instant mon été. La condensation de tout un vécu en quelque chose de si volatil me paraît être une des expériences majeures de tout étranger au Japon.
4.10.08
Ma Ligne de Chance...
"Moi j'ai une toute p'tite ligne de chance" comme chantait Anna Karina et cette loi se verifie aussi lors de mes deplacements... Je m'explique: vi petite bucheronne est bien arrivee saine et sauf mais les bagages de l'integralite des voyageurs de mon vol sont restes bloques au tentaculaire Heathrow Airport... Evidemment ce pb technique peut sembler ici un peu hors-sujet mais disons que ca soulage de balancer ce genre d aberration, alors: Merci bien f***ing British Airways!! Bon sinon, pour info et pour parler un peu du Japon qd meme, il faut savoir que pr peu que vous soyez ds un milieu vaguement urbain, vous trouverez tous les cents metres environ des superettes ouvertes 24h/24 7j/7 dt l abondance et la tarification en font de veritables cavernes d ali-baba tres addictives. Ainsi vous l aurez compris, s il vous arrive un jour d arrive nu comme un ver au Japon, vous reussirez a constituer un survival kit en moins de temps qu il ne faut pour dire "Konbini ouvre-toi"
9.9.08
3.9.08
1.9.08
29.8.08
28.8.08
11.7.08
又渋谷・・Shibuya Bis




Saut à Shibuya pour autre réunion. Cette fois-ci je succombe à « 109 » (prononcer « ichimarukyu ») « ze » magasin trendy à neuf étage par excellente, le hotspot incontounable question fashion de tout Tôkyô, personnellement j’y suis plus allée pour le fun car le 34 ou extra small, très peu pour moi. Comme prendre des photos dans les escalators miroirs et se ramasser en haut comme une pauvre crêpe normande que je suis, pfff.
Bref, bref, j’abrège car j’ai du « pain » sur la planche.
のんびり "nombiri" ((la decontraction))

Mercredi---Cocooning again @ home. J’en profite pour préparer des colis qui feront des heureux je sais héhé, devant « Pretty Women » sous-titré en japonais (histoire de bosser un peu on va dire…pff) et puis zou ! à la poste où j’harcèle les employés pour qu’ils me collent 9000 yens de timbres -- un peu un supplice quand j’y repense, en France je pense qu’on m’enverrait gentiment ballader sauf que, est-il besoin de le rappeler, si la France est l’Enfer des services, le Japon lui est le Paradis (天国« tengoku »). Et puis faut dire, leurs timbres sont magnifiques, j’ai aussi craqué pour les timbres anniversaires de l’ouverture au port de Yokohama aux étrangers, du G8 à Hokkaidô…
手作り/Tezukuri/Fait Main



Mardi---A tous les âges, on fréquente des clubs artistiques, sportifs… Afin de faciliter mon insertion dans la société japonaise, j’aimerais faire de même, donc en ce moment je teste différents cours (ici peinture sur bois où je m’avère être une quiche de première classe donc je vais m’abstenir par la suite et tester la poterie plutôt pourquoi pas).
Journée tranquilou (bien méritée après plusieurs nuits blanches), invitation au « nombiri » (la décontraction, à retenir pour la suite, j’espère que vous suivez !) chez une gentille dame d’à côté, propriétaire d’une maison traditionnelle spacieuse et dotée d’un délicieux jardin …
PS>Sur la derniere photo,le stand ou j ai fait fabriquer mon sceau 印鑑 (inkan ou hanko) indispensable pour la vie de tous les jours (reception colis, a la banque, etc, j en parlerai ds un prochain post.
次は渋谷>>Next Stop Shibuya
Désolé pour le silence ces derniers jours mais j’avais perdu ma connexion x__x
Je vais essayer de miser sur les fon spot à partir de maintenant mais ça complique les choses pour importer des web album entier donc ça risque d’être un peu maigre en photos pdt qques tps…
Lundi donc direction « Shibuya », quartier phare des pépettes japonaises. Malgré le « Final Bargain » actuel (≈Soldes suprêmes), je trouve les fringues encore chères vu la qualité… bref de toute façon, j’avais peu de temps avant ma réunion. Mais j’en ai quand même profiter pour aller errer à « Don Quichotte », la foire-fouille des foire-fouille japonaises où l’on trouve absolument tout ce qu’il faut pour vivre (matériellement parlant) et même ce que l’inimaginable comme des pendentifs bébés arbres à entretenir ( !). J’aime aller photographier ce genre d’endroit (les escaliers du magasin jetaient bien) mais je ne peux m’empêcher de remplir le panier et ça fait mal arrivé à la caisse (レジ« réji »).
Sinon, je ne passe jamais devant la statue d’Hachikô sans aller caresser ce brave chien qui alla pendant des années à la rencontre de son maître à la gare de Shibuya alors que celui-ci était décédé.
Il n’est par rare d’enchaîner une réunion officielle par une autre plus décontractée où j’ai eu l’occasion de découvrir un resto français bon marché et bizarrement baptisé mais copieux et offrant un service irréprochable (« Concombre » à deux pas de la gare).
7.7.08
5.7.08
七夕@熱海 ・・・Tanabata @ Atami
(・_☆)・‥…━━━★キュピーン!(・_☆)・‥…━━━★キュピーン!(・_☆)・‥…━━━★キュピーン!
Plus de photos @: http://picasaweb.google.fr/ondine.le.cesne/TanabataAtami
(・_☆)・‥…━━━★キュピーン!(・_☆)・‥…━━━★キュピーン!(・_☆)・‥…━━━★キュピーン!
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4.7.08
お帰り "Okaeri " ((De retour))
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